38-1

Porte le nom d’un grand-père originaire de Vénétie arrivé en France dans les années vingt du siècle dernier.

Son père, Yves Della Giustina est entrepreneur dans le bâtiment. Sa mère, Renée, vient du pays minier situé au sud du Puy de Dôme. Pierre est le benjamin d’une fratrie de trois garçons.

Vit et travaille principalement en Auvergne.

 

21 juillet 1964

Naissance à Chamalières (Puy-de-Dôme).

Jeunesse aux Martres-de-Veyre, petite commune proche de Clermont-Ferrand.

Se plonge très tôt dans L’Art pour les enfants, collection créée en 1970 par l’éditeur Weber.

 

1976

A 12 ans, découvre Chagall dont il détourne les reproductions. S’adonne ensuite à la peinture. En solitaire mais encouragé par sa famille. Sa tante lui offre son premier chevalet

 

1982 

Passe son bac (sciences économiques et sociales) et décide de « vivre de sa passion ».

 

1983

Entre à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs à Paris

 

1988

Obtient son diplôme de l’EnsAD

 

1987-1989

Réalisation d’un livre expérimental (Boucherie à la une) sur les presses de l’EnsAD.

Durant cette période, lit les poètes : Apollinaire, Michaux, Cendrars, Queneau.

S’enthousiasme pour Cobra et Jean Dubuffet dont il assimile les positions sans concessions.

 

1987

Chargé de l’aménagement d’un espace à La Fabuloserie. Echanges fructueux avec l’architecte Alain Bourbonnais, créateur de ce lieu insolite où il abrite une collection d’art hors les normes. www.fabuloserie.com

 

1988

Disparition brutale de Bourbonnais qui laisse en chantier la restauration du Manège de Petit Pierre (Avezard).

 

1989

et suivantes : à la tête d’une équipe de bénévoles, Della Giustina remet en marche ce chef d’œuvre d’un autodidacte inspiré, digne des machines de Jean Tinguely.

Dans l’Yonne, réalise de petites sculptures en tôle qu’il détruit car trop proches de l’art brut.

 

1990

Retour à la campagne « où les vrais, vrais artistes se cachent ». Retrouve l’Auvergne et ses amis antiquaires, galeristes, gens de théâtre, ascensionnistes.

Reçoit le Prix des volcans (espoir).

 

1991

Le Fonds Départemental d’Art Contemporain acquiert une de ses œuvres.

Il met au point des techniques mixtes pour la réalisation d’œuvres assemblant par bandes des morceaux de tissu et des pièces de toile peinte cousus sur papier.

Période d’émergence où il rencontre son public.

 

1991-1992

Réalise la série des Buffets jaunes, grands tableaux à l’huile d’une portée métaphysique.

 

1991 à 1996

Renoue avec des sujets traditionnels (portraits, natures mortes) sans renoncer à ses méthodes non-classiques.

 

1995

Création d’un panneau mural pour la Bibliothèque des Martres-de-Veyre.

 

1996 à 1998

Phase de doute et de perfectionnisme. Détruit ou refond sans cesse les œuvres en cours.

Tendance à l’isolement dans des maisons anciennes qu’il remet en état. Celle de Saint-Rémy-sur-Durolle devenant enfin son atelier.

 

1998

Prend ses distances avec la peinture et se consacre désormais à la sculpture selon une technique d’assemblage de peaux de bois qui n’appartient qu’à lui.

 

2000

Naissance de son fils Camille dont la mère, musicienne, est d’origine québécoise.

 

1998 à 2006

Décors, sculptures et scénographies pour divers spectacles théâtraux.

 

1998 à nos jours 

Son activité principale de sculpture s’organise comme un laboratoire de création permanente, un work in progress où chaque œuvre non vendue ou insatisfaisante pour l’artiste reste soumise à transformation.

Elle ne l’empêche pas de s’adonner à la gravure qu’il retravaille au pastel et au fusain.

 

2016

Grande exposition à Arles (Chapelle Ste Anne) où sont présentés un ensemble de sculptures monumentales ainsi que des gravures.

 

2018

En résidence d’artiste à Saint-Maurice-de-Navacelles dans l’Hérault. Une exposition prévue en juillet doit présenter au public les œuvres créées pendant cette période.